Parents, une grande responsabilité

Publié le par Chrystèle

  • Comment je ne peux pas gifler mon enfant ?
  • Je dois faire attention aux paroles que je lui dis ?
  • Quoi je suis un exemple pour mon enfant qui copie ce je fais ?
  • Cette éducation c'est celle que j'ai reçu et je n'en suis pas mort. Une bonne claque de temps en temps, ça ne peut pas faire de mal. …

Ces quelques phrases caricaturées te parle ?

Elles t'ont déjà traversé l'esprit et tu ne sais pas comment faire autrement ?

Lorsque nous abordons l'éducation des enfants, c'est un discours que nous pouvons entendre.

Cette méthode pédagogique liée à loi de la force, du dominant-dominé, qui éduque les enfants dans la peur engendre énormément de dégâts.

Malgré tout c'est le modèle le plus répandu, celui que nous connaissons, celui qui est véhiculé par notre société avec toutes les dérives et inconvénients qu'il comporte (violences, compétition, souffrances, individualisme...). Ce modèle nous l'appliquons plus ou moins consciemment bien souvent parce que nous n'en connaissons pas d'autres.

Pourtant, il existe une autre façon de procéder, où nous choisissons de le faire dans la bienveillance, l'empathie, la bientraitance.

La difficulté de ce modèle c'est que nous ne le connaissons pas ou peu, que nous avons peu d'exemples de cette façon d'agir et qu'il nous demande de modifier en profondeur notre façon d'être.

De prime abord ce modèle éducatif peut nous paraître difficile à mettre en place, voir utopique, inaccessible. même si nous lui reconnaissons beaucoup de valeurs.

Ce qui est certain c'est qu'éduquer/guider nos enfants de cette façon là nous demande beaucoup d'efforts.

Avec cette façon d'agir, nous devons /allons devoir/choisissons de changer nos habitudes, nos points de vue, nos comportements :

  • développer la capacité de nous remettre en question,
  • être empathique envers nous même,
  • accepter que nous ne sommes pas parfait,
  • que nos propres souffrances peuvent entrer en résonance avec les attitudes de nos enfants....
  • aller au delà de nos propres peurs, nos stress,
  • rester attentif à nous même pour détecter nos ressentis, les reconnaître, les accepter afin de pouvoir les transformer si besoin et ainsi mieux les maîtriser

Reconnaître :

  • notre égo qui comporte nos différents masques, notre souffrance, nos peurs.....
  • notre sagesse intérieure, bien souvent mise de côté, enfuie au plus profond de nous même

Si dans nos relations avec nos enfants, nous sommes déjà fatigués, énervés.... et que nous laissons notre égo prendre le devant de la scène, il y a un très fort risque que cela dégénère.

Nous risquons d'être dépassés par différentes émotions de colères, tristesses, hontes.... liées en réalité à nos propres souffrances et dans ces conditions la situation échappe à tout raisonnement. Ce qui peut nous amener à un point de rupture avec notre enfant. Et de ce fait, le très fort risque de lui dire des mots blessants, humiliants voire même d'en arriver à de la violence physique (gifles ou autres).

Des actes que nous pourrons regretter lorsque nous nous serons calmés mais qui n'effaceront pas ce qui c'est passé.

Nous pouvons apprendre à ne pas agir, réagir sous le coup d'une surcharge émotionnelle sauf si il y a un danger pour l'enfant.

Nous pouvons prendre le temps de nous écouter parler, de nous observer, de ressentir ce qui se passe à l'intérieur de nous, d’accueillir nos émotions et les raisonner. Le raisonnement est un mécanisme impossible pour un jeune enfant, son cerveau n'ayant pas encore acquis la maturité nécessaire.

Puis lorsque nous nous sommes calmés (ça peut prendre un certain temps) aller voir son enfant et lui demander un moment afin de pouvoir discuter avec lui, avec l'intention de rester dans l'écoute, dans la bienveillance et surtout de trouver la meilleure solution pour vous et pour lui.

Ce chemin demande de se préparer et aussi de savoir reconnaître ses « erreurs » je préfère le mot expérience ;) Nous n'avons pas besoin d'être parfait, nous pouvons toujours nous améliorer à n'importe quel moment de notre vie.

Exemple :

J'apprends beaucoup grâce à mes enfants. 

Il m'arrive, de temps en temps, d'avoir des désaccords avec mon fils de 17 ans. (qui a maintenant 20 ans)

Je vous retransmets une situations que nous avons vécu il y a quelques années, où mon égo a été bien malmené ;)

Lors d'une discussion plutôt vive avec mon fils, je me suis totalement laissée mener par mon égo. C'était au sujet de l'école, je trouve que mon fils, en terminal, manque de méthodologie. Je lui ai dit que je souhaite parler de sa méthodologie, lui ne voit absolument pas ou est le problème et me dit que je veux le forcer à faire quelque chose qu'il ne souhaite pas. Dans mon désir de maman de bien faire, je m'entête, le ton monte jusqu'au moment ou il me dit qu'il n'a vraiment pas besoin d'aides, juste que je le laisse tranquille, mon égo a du mal à accepter la situation mais je lui dit ok nous en reparlerons plus tard et il me répond : évidement tu veux avoir le dernier mot..... et chacun va de son côté. Et je réfléchis à ce qu'il vient de se passer, cette discussion ou je partais juste avec l'intention de l'aider qui a complètement dérapé. Je prends le temps d'observer mes émotions et je finis pas me rendre compte qu'en fait j'ai surtout peur qu'Emanuel ne réussisse pas sa terminale et ses concours post bac et qu'il ne puisse pas faire ce qu'il veut plus tard. Une fois ces peurs découvertes et raisonnées, je n'ai même plus senti le besoin d'en discuter avec lui, si ce n'est pour lui dire qu'effectivement j'ai confiance en lui et lui parler de mes peurs.

 

Publié dans Famille

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Shana 03/08/2019 19:15

Très bel article, très intéressant. Je reviendrai me poser chez vous. N'hésitez pas à visiter mon univers (lien sur pseudo). A bientôt.

Chrystèle 12/08/2019 06:44

Merci pour votre commentaire et pour votre lien.
Au plaisir d'une prochaine lecture :)